Ta femme
Dalida

Il est déjà huit heures et quartTu vas encore être en retardArrange le col de ta vesteBrosse les cheveux blonds qui restentJe suis toujours là quand tu veuxNe prends pas cet air malheureuxElle pourrait bien en faire un drameTa femmeTu vas rentrer dans ta maisonRegarder la télévisionAprès cinq ans de vie communeTu la supportes, elle s'accoutumeCache-lui ta mauvaise humeurPense à lui apporter des fleursMême si des fois tu la condamnesTa femmeAuprès de moi tu viens chercherDes semblants de bonheur voléMais dès que tu as des ennuisC'est à elle que tu les confiesCette communion de tous les joursC'est une forme de l'amourElle est bien plus que Marie-JeanneTa femmeBien sûr tu ne veux pas l'avouerMais tu es plein de préjugésSitôt que tu sors de mes brasTu redeviens petit bourgeoisPour te donner confiance en toiAu fond, ça ne te déplaît pasDe la voir déposer les armesTa femmeMoi je suis celle que tu désiresPour ton orgueil et ton plaisirJ'aimerais mieux tout simplementEtre la mère de tes enfantsSi l'on croit que j'ai le beau rôleC'est elle qui dort sur ton épauleTous comptes faits je me demandeSi ce n'est pas mieux de te rendreA ta femme