LUCILLE
Mireille Mathieu

Dans un bar de la ville
Étrange et tranquille
Elle s'est perchée sur un tabouret
A ôté son alliance
Avec insouciance
Le jeune homme s'est assis tout près
A rompu le silence
Pour tenter sa chance
Puis l'alcool ayant fait son effet
Elle lui a dis écoute
Tu penses sans doutes
Les femmes le sont toutes
Mais ce n'est pas vrai

J'en ai marre d'être sage
Bouclée dans ma cage
De vouloir sans pouvoir m'envoler
De soigner vaille que vaille
Marmites et marmaille
Que me range des arts ménagers
Je veux tenter de vivre
D'embrasser l'air libre
Si je perds l'équilibre tant pis
Je n'ai pas peur du vide
Pas plus que des rides
Ces sillons que tracent la vie

Écoute-moi je m'appelle Lucille
Je suis respectée par les gens de la ville
Prends-moi dans ta nuit
Fais-moi de l'oubli
Fous-toi du monde imbécile
Emmène-moi je m'appelle Lucille

Du bar de la ville
Étrange et tranquille
Le jeune homme est sorti doucement
En pensant à celle
Insolente et belle
Qu'il avait quitté deux nuits avant
La jeune femme
Absente et calme
A fait signe au barman encore un
Puis sans rien dire
Avec un sourire
Est partie vers le petit matin

Écoute-moi je m'appelle Lucille
Je suis respectée par les gens de la ville
Prends-moi dans ta nuit
Fais-moi de l'oubli
Fous-toi du monde imbécile
Emmène-moi je m'appelle Lucille

Écoute-moi je m'appelle Lucille
Je suis respectée par les gens de la ville
Prends-moi dans ta nuit
Fais-moi de l'oubli
Fous-toi du monde imbécile
Emmène-moi je m'appelle Lucille
Emmène-moi je m'appelle Lucille